Aller au contenu

Méthode de calcul et paramètres

Ce que le simulateur calcule, dans quel ordre, et avec quels paramètres. Barèmes 2026 (revenus 2025).

Le simulateur rejoue votre foyer mois par mois, de votre âge d'aujourd'hui jusqu'à l'âge de fin que vous choisissez : revenus, besoin, crédits, impôts et rendement du capital. Il indique jusqu'à quel âge le capital financier tient, le capital de départ qu'il faudrait et la dépense mensuelle qui tient encore. Les conseils rejouent ensuite la même simulation avec un seul changement à la fois.

Toutes les saisies sont en euros d'aujourd'hui. Les résultats sont des ordres de grandeur, à titre d'information : ils ne remplacent ni le relevé de carrière officiel (info-retraite.fr), ni un bilan patrimonial, ni un conseil fiscal ou juridique. Rien n'est enregistré sur le serveur : vos saisies restent dans votre navigateur et n'y transitent que le temps du calcul (voir la politique de confidentialité).

Les étapes du calcul, chaque mois

  1. Les revenus du mois

    Salaire tant que l'âge est sous le départ désiré, allocation chômage sur sa fenêtre de mois, pension à partir de la liquidation, loyers de chaque bien, rentes, revenus sur une période et rentrées datées. Tout est saisi en euros d'aujourd'hui.

  2. Les revalorisations

    Le besoin suit l'inflation saisie, le salaire aussi si vous le demandez. Pensions, rentes et loyers sont revalorisés par paliers, une fois par année écoulée, à leur propre taux. L'immobilier grossit au taux saisi, composé au fil des mois.

  3. Le besoin et les crédits

    Le besoin mensuel du foyer baisse d'un montant fixe à chaque départ d'enfant, d'un pourcentage à chaque retraite, et monte du surcoût du grand âge. Les mensualités courent tant qu'il reste des mois ; un crédit soldé par anticipation sort du capital avec son indemnité.

  4. Les impôts

    Les revenus du mois sont annualisés et passés au barème du foyer (abattements, parts, plafonnement, décote), dont les seuils suivent l'inflation. Les loyers portent leurs prélèvements sociaux ou leur impôt sur les sociétés, les gains du capital leur prélèvement forfaitaire. Le douzième de l'impôt annuel revient au mois.

  5. Le rendement et le capital

    Le capital du mois précédent produit un douzième du rendement annuel. Le capital devient : capital précédent + rendement + revenus − besoin − crédits − impôts. Le premier mois part du capital saisi, moins la provision études.

  6. La faillite et le patrimoine

    Quand le capital financier passe sous zéro, c'est l'âge de faillite : il reste à zéro ensuite, les biens ne sont pas vendus automatiquement. Le patrimoine net est le capital, plus l'immobilier, moins le capital restant dû des crédits.

Impôt sur le revenu

Barème 2026, applicable aux revenus 2025. Les tranches, la décote, le plafond du quotient familial et les plafonds d'abattement sont revalorisés de l'inflation saisie à chaque année écoulée de la projection, comme la loi de finances le fait chaque année : des revenus simplement revalorisés ne changent pas de tranche.

Tranches par part de quotient familial

Revenu imposable par part Taux
Jusqu'à 11 600 € 0 %
De 11 601 € à 29 579 € 11 %
De 29 580 € à 84 577 € 30 %
De 84 578 € à 181 917 € 41 %
Au-delà de 181 917 € 45 %

Parts, plafonnement et décote

Règle Valeur
Parts du foyer 1 par adulte, 0,5 par enfant pour les deux premiers, 1 par enfant au-delà
Enfant compté à charge Jusqu'à 18 ans quoi qu'il arrive, puis jusqu'à l'âge d'indépendance saisi, au plus tard 25 ans
Avantage maximal par demi-part 1 807 €
Décote, une part 897 € − 45,25 % de l'impôt brut, si l'impôt brut est sous 1 982 €
Décote, couple 1 483 € − 45,25 % de l'impôt brut, si l'impôt brut est sous 3 277 €

Abattements sur les revenus

Revenu Abattement
Salaires et allocation chômage 10 %, au moins 509 € et au plus 14 555 € par personne
Pensions de retraite 10 %, au moins 454 € par pensionné et au plus 4 439 € par foyer
Rentes viagères à titre onéreux Fraction imposable de 70 % avant 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, 30 % à partir de 70 ans (âge au premier versement), plus 17,2 % de prélèvements sociaux sur cette fraction
  • Les réductions et crédits d'impôt, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, la demi-part des parents isolés et le prélèvement à la source ne sont pas modélisés : l'impôt est compté au fil de l'année des revenus.

Loyers et régimes d'imposition

Chaque bien a son loyer mensuel, net de charges et de taxe foncière, et son régime. Le résultat annuel d'un bien est son loyer moins les intérêts du crédit qui le finance. Revenus fonciers (location nue) et bénéfice meublé sont deux catégories étanches : un déficit de l'une ne réduit pas l'autre.

Régime Calcul
Location classique (IR) Résultat ajouté au revenu imposable du foyer s'il est positif, plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Un déficit n'est pas déduit.
Location meublée au réel, LMNP (IR) 85 % de la valeur du bien s'amortit sur 30 ans et réduit le résultat, sans pouvoir le rendre négatif ; le reste rejoint le barème, plus 17,2 % de prélèvements sociaux.
Société à l'IS Bâti amorti de la même façon, puis impôt sur les sociétés de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice et 25 % au-delà, société par société. Le résultat net est distribué au foyer avec 30 % de prélèvement forfaitaire. Hors barème, sans prélèvements sociaux.
Valeur d'un bien sans valeur saisie Estimée pour l'amortissement à partir du loyer, au rendement brut de 5 %
  • Les intérêts d'un crédit locatif sans bien rattaché vont au foncier. Le micro-foncier (abattement de 30 %) et le micro-BIC (50 %) ne sont pas proposés.

Capital financier et rendement

Le capital saisi, moins la provision études, est placé au rendement annuel saisi, net de frais. Chaque mois après le premier, il produit un douzième de ce rendement, taxé au taux de « fiscalité des gains ».

Paramètre Valeur
Fiscalité des gains par défaut 30 % (prélèvement forfaitaire unique : 12,8 % d'impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux), modifiable
Enveloppe fiscale testée dans les conseils 17,2 % (prélèvements sociaux seuls : assurance-vie de plus de huit ans, PEA de plus de cinq ans)
Rendement sans risque de la provision études 2,5 % par an
Capital minimum et dépense soutenable Recherchés par doublement puis dichotomie, à l'euro près, tout le reste étant égal

Pension de retraite

Trois modes : un montant fixe versé tel quel ; salarié du privé ou fonctionnaire, où le montant saisi est la pension à taux plein, ajustée selon les trimestres validés à la liquidation. Le salaire valide quatre trimestres par an jusqu'au départ ; le chômage indemnisé un trimestre par tranche de trois mois, dans le privé seulement.

Trimestres requis et âge légal, par année de naissance

Né en Trimestres requis Âge légal
Jusqu'en 1957 166 trimestres 62 ans
1958 à 1960 167 trimestres 62 ans
1961 168 trimestres 62 ans et 3 mois
1962 169 trimestres 62 ans et 6 mois
1963 170 trimestres 62 ans et 9 mois
1964 171 trimestres 63 ans
1965 172 trimestres 63 ans et 3 mois
1966 172 trimestres 63 ans et 6 mois
1967 172 trimestres 63 ans et 9 mois
Dès 1968 172 trimestres 64 ans

Ajustements

Règle Valeur
Décote 1,25 % par trimestre manquant, 20 trimestres au plus, et jamais au-delà des trimestres qui séparent la liquidation de 67 ans
Prorata Trimestres validés / trimestres requis, plafonné à 100 %
Surcote 1,25 % par trimestre travaillé après l'âge légal, au-delà du nombre requis
Taux plein automatique 67 ans, quel que soit le nombre de trimestres
Majoration pour enfants 10 % à partir de 3 enfants élevés
Pension brute → nette 9,1 % de prélèvements (CSG 8,3 %, CRDS 0,5 %, CASA 0,3 %)
Début de carrière par défaut 22 ans, quatre trimestres par an, si les trimestres validés ne sont pas saisis
  • Base et complémentaire sont traitées ensemble : le coefficient d'anticipation Agirc-Arrco est assimilé à la décote. Carrière longue, trimestres pour enfants et majorations spécifiques ne sont pas modélisés.

Allocation chômage (ARE)

L'allocation peut être saisie, ou estimée à partir du salaire net mensuel et de l'âge au début du chômage, selon les règles Unédic. Montants du 1er juillet 2025, maintenus au 1er juillet 2026.

Étape Règle
Salaire journalier de référence (SJR) Salaire brut annuel / 365, le brut étant estimé à net / 78 %
Allocation journalière brute Le plus élevé de 40,4 % du SJR + 13,18 € (partie fixe) et de 57 % du SJR ; au plus 75 % du SJR, au moins 32,13 €
Retenues 3 % du SJR pour la retraite complémentaire ; CSG 6,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % de l'allocation
Versement 30 jours par mois
Durée maximale 18 mois avant 55 ans, 22 mois de 55 à 56 ans, 27 mois dès 57 ans (âge à la fin du contrat)
  • Dégressivité des hauts salaires, plafonnement du SJR, exonérations de CSG des petites allocations et maintien des droits jusqu'au taux plein ne sont pas modélisés.

Crédits

Un crédit est décrit par sa mensualité (assurance comprise), ses mois restants et son taux. Tout le reste est reconstitué.

Grandeur Calcul
Capital restant dû Valeur actuelle des mensualités restantes au taux du crédit (leur simple somme à taux nul)
Intérêts du mois Capital restant dû avant l'échéance × taux annuel / 12 ; déduits des loyers du bien financé s'il est loué
Remboursement anticipé Capital restant dû avant l'échéance du mois, plus l'indemnité si elle est cochée : six mois d'intérêts, sans dépasser 3 % du capital remboursé (art. L313-47 du code de la consommation)
Patrimoine net Le capital restant dû après l'échéance du mois est retranché du patrimoine

Vente d'un bien et plus-value immobilière

Dans les scénarios de vente des conseils, le prix entre au capital net de l'impôt sur la plus-value. La résidence principale est exonérée. Pour un autre bien, la plus-value est le prix de vente moins le prix d'achat saisi ; sans prix d'achat, seule la hausse à venir depuis aujourd'hui est taxée. La durée de détention part de la date d'achat saisie, sinon d'aujourd'hui.

Calcul

Étape Règle
Prix d'acquisition retenu Prix d'achat majoré de 7,5 % de frais forfaitaires et, au-delà de 5 ans de détention, de 15 % de travaux forfaitaires
Location meublée Les amortissements déduits pendant la simulation sont retranchés du prix d'acquisition (réintégration en vigueur depuis le 15 février 2025)
Impôt 19 % de la plus-value après abattement pour durée de détention
Prélèvements sociaux 17,2 % de la plus-value après leur propre abattement
Surtaxe De 2 % à 6 % de la plus-value imposable au-delà de 50 000 € (art. 1609 nonies G du CGI), avec le lissage légal à l'entrée de chaque tranche

Abattements pour durée de détention

Détention Impôt Prélèvements sociaux
5 ans 0 % 0 %
6 ans 6 % 1,65 %
10 ans 30 % 8,25 %
15 ans 60 % 16,5 %
21 ans 96 % 26,4 %
22 ans 100 % 28 %
25 ans 100 % 55 %
30 ans 100 % 100 %
  • Frais d'agence et de diagnostics non déduits. La vente de la nue-propriété de la résidence principale, exonérée, suit le barème de l'article 669 (voir la transmission).

Transmission, donation et IFI

Les conseils chiffrent les droits de succession sur le patrimoine net de fin, partagé à égalité entre les enfants et, pour un couple, entre les deux successions, et ce que les outils classiques permettent d'éviter.

Droits en ligne directe, sur la part nette taxable de chaque enfant

Part taxable Taux
Jusqu'à 8 072 € 5 %
De 8 073 € à 12 109 € 10 %
De 12 110 € à 15 932 € 15 %
De 15 933 € à 552 324 € 20 %
De 552 325 € à 902 838 € 30 %
De 902 839 € à 1 805 677 € 40 %
Au-delà de 1 805 677 € 45 %

Abattements

Abattement Valeur
Ligne directe, par parent et par enfant 100 000 €, renouvelable tous les quinze ans
Don familial de sommes d'argent 31 865 € par enfant majeur et par parent de moins de 80 ans, en plus
Assurance-vie, versements avant 70 ans 152 500 € par bénéficiaire, hors succession
Assurance-vie, versements après 70 ans 30 500 € en tout

Démembrement : valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon l'âge de l'usufruitier (art. 669 du CGI)

Âge de l'usufruitier Nue-propriété Usufruit
Jusqu'à 20 ans 10 % 90 %
De 21 à 30 ans 20 % 80 %
De 31 à 40 ans 30 % 70 %
De 41 à 50 ans 40 % 60 %
De 51 à 60 ans 50 % 50 %
De 61 à 70 ans 60 % 40 %
De 71 à 80 ans 70 % 30 %
De 81 à 90 ans 80 % 20 %
Dès 91 ans 90 % 10 %

Impôt sur la fortune immobilière, dû à partir de 1 300 000 € de patrimoine immobilier net taxable

Patrimoine net taxable Taux
Jusqu'à 800 000 € 0 %
De 800 000 € à 1 300 000 € 0,5 %
De 1 300 000 € à 2 570 000 € 0,7 %
De 2 570 000 € à 5 000 000 € 1 %
De 5 000 000 € à 10 000 000 € 1,25 %
Au-delà de 10 000 000 € 1,5 %
  • IFI : la résidence principale compte pour 70 %, les crédits se déduisent, et une décote s'applique entre 1,3 et 1,4 M€. Les seuils de l'IFI et des droits de succession, inchangés depuis 2011-2012, sont gardés en euros courants.

Hypothèses des conseils

Chaque conseil rejoue la simulation complète avec un seul changement, et compare la fin de parcours au scénario saisi. Quelques hypothèses chiffrées leur sont propres.

Hypothèse Valeur
Rachat de trimestres 6 500 € par trimestre, déduit en totalité du revenu imposable à la tranche marginale ; douze au plus
Plan d'épargne retraite Déduction à la tranche marginale ; plafond de 10 % des revenus professionnels, plancher 4 710 € en 2026
Pension alimentaire à un enfant majeur détaché 6 855 € déductibles par enfant et par an
Bien locatif acheté Loué à 3,5 % ou 5 % net de charges, un quart du capital investi (de 50 000 à 300 000 €), frais d'acquisition non comptés
Revente de la résidence principale pour plus petit Nouveau logement à 65 % du prix de vente, frais non déduits ; plus-value exonérée
Épargne de précaution Six mois de besoin, de mensualités et d'impôts
Chocs testés Krach de 20 % sur le capital investi, dépense imprévue de 30 000 €, tous deux immédiats
Longévité Cinq années de plus que l'âge de fin saisi

Ce que le modèle simplifie

Un simulateur n'est pas une déclaration de revenus ni un relevé de carrière. Voici les raccourcis pris, et dans quel sens ils jouent.

  • Les salaires et pensions sont saisis nets : la base imposable réelle (le net imposable) est un peu plus élevée, de l'ordre de 3 % pour un salaire, parce qu'une partie de la CSG n'est pas déductible. L'impôt sur le revenu est donc légèrement sous-estimé.
  • La CSG sur les pensions est prise au taux plein (9,1 % de prélèvements) ; les retraités modestes relèvent de taux réduits ou d'une exonération.
  • Les gains du capital sont taxés chaque année sur tout le rendement, au taux saisi. En réalité une assurance-vie ou un PEA diffèrent l'impôt et offrent des abattements : le curseur « fiscalité des gains » permet d'en tenir compte.
  • L'impôt est calculé chaque mois sur des revenus annualisés : dans une année de transition (salaire puis pension), il est légèrement surestimé.
  • La pension est un modèle commun au régime général et à la fonction publique, base et complémentaire réunies : pas de carrière longue, pas de trimestres pour enfants, pas de plafonnement de la majoration Agirc-Arrco. L'année de naissance est déduite de l'âge entier. Le relevé de carrière fait foi.
  • L'allocation chômage ignore la dégressivité des hauts salaires, le plafonnement du salaire de référence, le maintien des droits jusqu'au taux plein et les exonérations de CSG des petites allocations. Le rapport net/brut du salaire est forfaitaire (78 %).
  • Le micro-foncier et le micro-BIC ne sont pas proposés ; l'amortissement meublé est linéaire sur 30 ans, sans mobilier ni composants. Un déficit foncier n'est ni imputé sur le revenu global ni reporté. Frais de vente, d'acquisition, vacance et travaux ne sont pas comptés.
  • Le résultat d'un bien à l'IS est supposé entièrement distribué au foyer chaque année, puisqu'il finance le besoin ; une société qui capitalise paierait moins.
  • Les seuils de l'IFI et des droits de succession, gelés depuis 2011-2012, sont gardés en euros courants alors que le patrimoine de fin est en euros de l'époque : les droits sont plutôt majorés.
  • Le rendement mensuel est le taux annuel divisé par douze (3 % par an donnent 3,04 % effectifs). La provision études sort du capital au premier mois et n'y revient jamais.
  • Le prix d'un trimestre racheté est forfaitaire ; le barème officiel dépend de l'âge et des revenus. L'économie d'impôt du rachat est comptée tout de suite.

Sources et millésime